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... le nom, par essence, était teint d’écarlate
 
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 Héraldiques et chevaux

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Amarillys
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Messages : 6
Date d'inscription : 07/03/2017

MessageSujet: Héraldiques et chevaux   Dim 12 Mar - 14:14

Héraldiques et chevaux

Blasonnement à l’ordre du jour, l’héraldique cette science ou la mnémonique prend son sens dans le souvenir d’ancienne lignée quand on s’attendait à décrire, lire ou encore déchiffrer armes légendaires du passés. Théorique, ces séances assommante où elle côtoyait l’ennui devenaient captivante dans leurs rappels aux fait historiques qui façonnèrent l’empire d’aujourd’hui. Cette culture permettait meilleure compréhension des alliances éphémères parmi les uns et rivalités ancestrale chez les autres, un acquis pour qui était appelé aux négociations commerciale ou discussions à l’enjeu diplomatique. L’ambition d’Amaranthe consumait ces journées et l’éducation des jeunes filles fut confié à des précepteurs élus par la maîtresse de maison. Ceux là plutôt érudits étaient source d’amusement que dans la confusion qu’ils manifestaient suite aux malaises que provoquaient parfois les jumelles lorsqu’on les confondait. Par expérience, on les séparait pour préserver l’attention d’Amarillys facilement distraite des sujets abordée, qui une fois seule adoptait l’attitude docile de ceux résignés à la destiné qu’on leur imposait. Les réunir devenait une récompense qui motivait à ses travaux la plus impatiente des jeunes filles. Asphodèle qui avait plus d’aisance à ces jeux de mémoire fut dispensé de leçon pour se consacrer au dressage de sa pouliche favorite, la révérence la faisant toujours trébuchée, pendant qu’Amarillys attendait en chagrinant dans la salle d’étude à la mauvaise perspective d’une nouvelle journée perdu. Le retard du scribe était contre les habitudes, mais pas la lassitude qu’elle éprouvait une fois confrontée à pareille situation. L’astucieuse vit en ceci prétexte parfait à la dérobade, et prit furtivement  chemin des écuries en annexe du domaine où elle avait l’intention de rejoindre Asphodèle qui devait déjà mieux apprécier la matinée qu’elle. La surprise fut décevante en observant l’endroit abandonné de ceux qui entretenait le cheptel privilégié des Alizarines, mais un palefrenier avait sellé la jument de sa soeur qui se languissait d’une cavalière dans l’allée principale. Dans un élan de compassion, elle s’avança vers la monture pour d’une main timide en caresser le flanc. Elle approchait qu’en de rare occasion les animaux du Haras, pour éprouver la plupart du temps un sentiment d’insécurité en leur présente, qu’elle jugeait trop ballot pour être fiable en quoi que ce soit. Un chien, une couleuvre ou même la trajectoire d’un seau vide roulant sur lui même était suffisant pour affoler le plus apathique des équidés lorsqu’on écoutait les arguments énoncés par la cadette des jumelles. Dans les faits la vérité était différente, car l’orgueil la contraignait surtout à dissimuler ses craintes même si Asphodèle connaissait déjà tout de ses angoisses. Rarement, elle faisait mine de s’intéresser aux bêtes alors qu’elle en avait peur.

- Asphodèle ?

L’intrus l’avait surprise à son sursaut prononcé. Sur le seuil, se tenait un homme d’arme d’Amaranthe.

- Votre sœur est absente et devait se présenter à la salle d’étude pour sa leçon quotidienne. Savez-vous où puis-je la trouver ?

Le combattant fut abusé par l'émotion guère habituelle témoignée à la jument captive. Erwann plutôt perspicace était particulièrement difficile à tromper, mais cette fois, la mise en scène nullement prémédité fut en faveur de la jumelle.

- Navrée, mais depuis le déjeuné nous n’avons pas été en présence l’une et l’autre. Si elle est soulagée de cours aujourd’hui, peut-être se trouverait-elle en présence d’Amaranthe ? Vérifiez le donjon des créatures surnaturelles, la demeure s’avère déserte aujourd’hui.

Autant d’années de service auprès des Alizarine avait rendu homme passablement sceptique du moment où il était confronté aux enfants qui déjà en quelques occasions avaient déjoué sa vigilance. Plutôt que tourner les talons pour se rendre où on l’envoyait, il imposait sa présence, niché dans le cadre de porte sans démontrer d’intentions de quitter. Un simple mensonge ne suffisait plus à le convaincre. Le regard inquisiteur du chevalier ne cessait de la couvrir, et pour appuyer ses dires Amarillys devait se presser d’agir puisqu'être démasquée impliquerait inexorablement qu’on la ramène à ses corvées d’étude auxquelles elle pensait si aisément se soustraire. Promesse, toujours harnachée pour la sortie, offrait l'alternative désirée en signalant sa présence d’un hennissement innocent. Malgré ses réticences, un moment d’équitation serait vraisemblablement plus agréable que des heures de lecture.

- Cette pouliche a besoin d’exercice, je vous souhaite bonne journée messer.

Habillement, elle fut en selle pour l’illusion parfaite dont elle fut la première étonnée. Une pression des talons permis à l’animal d’avancer vers la liberté promise au duo. C’était si facile, elle souhaitait tant tourner la tête pour évaluer le succès de sa supercherie, mais cela signifiait se trahir. Hors des écuries, elle guida en sentier connu sa monture, et se permi un soupir qu’une fois à l’abrie derrière le couvert des arbres. Ses travaux seront repoussés en soirée maintenant qu’elle pouvait profiter de cette journée où un rien d’exploration était définitivement plus agréable. En suivant ce chemin, elle contournait les champs de fourrage et longeait la grange aux esclaves avant de quitter le domaine. L’un d’eux travaillait à l’extérieur. Son regard fatigué, ses vêtements sales ainsi que sa posture témoignaient de la difficulté physique de son labeur. Amarillys fut saisie par sa résilience même si on lui laissait guère d’autres choix puisqu’on se débarrassait plutôt prestement des moins rentable alors que la vie au domaine était particulièrement clémente. Elle sollicita le cheval qui accéléra le pas pour se confondre à ses exigences lorsqu’il remarqua sa présence. La jument se pressait, cela commençait à l’inquiéter par l’étroitesse du sentier. Malgré ses tentatives la monture refusait de s’arrêter plutôt ivre de liberté et plaquée contre l’encolure de sa bête, la jeune fille cessait bientôt de s’obstiner pour observer défiler le paysage forestier. La vitesse croissait, mais l’inquiétude cédait à un sentiment de  douce euphorie. Elle se sentait hors du temps, rien ne pouvait la rattraper,  c’était si rapide ! Elle oubliait ses craintes dans la stabilité de son assiette en poussant davantage l’animal qui maintenait le rythme effréné. L'équidé une fois épuisé serait forcé de s’arrêter. Sa concentration était parfaite pour ne pas se laisser désarçonner. La suite était floue pour Amarillys qui se souvenait que de la douleur d’une chute. Promesse, revenue seule aux écuries, avait été retrouvée à dévorer la moulée des autres chevaux. Erwann fut le premier à partir en quête de la cavalière absente. Ce fut inconsciente qu’elle fut récupérée, passé un arbre mort tombé qui barrait le chemin peu emprunté. Elle fut ramenée dans le même état, avec pour blessure plusieurs ecchymoses et une fracture de l’avant bras. Au lendemain, elle exprimait son désir d’acquérir un cheval plus rapide.


Dernière édition par Amarillys le Dim 12 Mar - 22:01, édité 1 fois
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Erwann

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Messages : 2
Date d'inscription : 12/03/2017

MessageSujet: Héraldiques et chevaux   Dim 12 Mar - 17:11

Erwann s'était aventuré sur le sentier qu'Amarillys avait emprunté, selon les dires de l'esclave. Le chevalier avait posé quelques questions au pauvre serf, mais il n'avait pu tirer bien des mots de celui-ci. Il continua alors son chemin, dans l'espoir d'atteindre son but, de retrouver sa protégée en vie. Erwann l'aperçut enfin, les cheveux ébouriffés, quasi inerte. Son épicarpe avait macéré dans une flaque fangeuse pendant sans doute maintes heures... Il mit pied au sol, quittant la selle de son destrier. Il tâta le poud d'Amarillys, positif. Le fait de la retrouver avait fait tiédir sa colère. Il devait faire preuve de mansuétude à l'égard de la fugitive, après tout, c'était une de ses protégées. Il s'était marri du bien-être de la fillette pendant bien des heures maintenant. L'examinant, il constata que l'avant-bras de la filette était dans un piteux état... Il trouva deux branches dépourvues de sinuosité, un bandage de tissu sec et il fabriqua un assemblage honnête autour du membre meurtrie. La raison était simple, il ne fallait pas empirer la blessure. Une fois accompli, satisfait, il la souleva, un bras sous le cou, et l'autre sous les genoux. Il réussit à se hisser sur la selle de sa monture, et repartit vers la demeure d'Amaranthe, à présent, au petit trot afin de ne pas alourdir la blessure de la petite.
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